Nous sommes Charlie !

Répondre à la haine par la solidarité


L'attentat qui a frappé Charlie Hebdo est une attaque contre nos valeurs, contre ce qui fait notre société. Nos premières pensées vont aux proches des victimes et à la rédaction de Charlie, attaquée alors qu'elle défend chaque semaine la liberté d'expression, et par là toutes nos libertés.

Nombre de militants de la Confédération paysanne se souviennent de leurs dessins qui ont accompagné nos combats, de ces rencontres qui ont nourri nos luttes.

Mercredi, l'horreur est venue nous rappeler qu'il est plus facile d'attiser la haine que de créer les conditions d'une société solidaire et fraternelle.

Là est le combat que nous devons mener au quotidien, sans relâche.

Les paysan-ne-s de la Confédération paysanne du Limousin vous invitent à partager ce message de solidarité et à participer aux rassemblements républicains qui auront lieu ce WE.

Contacts :

Frédéric LASCAUD, porte-parole Confédération Paysanne du Limousin : 06.71.05.28.36



Affiche taftaLa Confédération Paysanne du Limousin et le Collectif STOP TAFTA 87 organisent une soirée débat sur les Accords de Libre échange (TAFTA, CETA, etc.) :
 
Lundi 1er décembre à 20h30
Salle Blanqui 3 de la Mairie de Limoges
 
 
Cette soirée a pour but d’élucider l’impact de ces accords de libre échange sur l’agriculture et la souveraineté alimentaire : quel avenir pour nos agriculteurs ? Quelles conséquences pour nos assiettes ?
 
- Intervention de Jacques Pasquier, référent de la Commission politique agricole de la Confédération paysanne nationale et paysan dans la Vienne.
- Participation de Jean-Paul Denanot, notre député européen, pour débattre de l'impact des ces accords sur l'agriculture et la consommation.

Incendies de bâtiments publics, manifestations, fruits ou légumes déversés sur la place publique… Ces derniers mois, la « colère des agriculteurs » a souvent fait la Une. Cette généralité cache ce que nous sommes, nous paysans : des femmes et des hommes fiers de notre métier, qui travaillons beaucoup et avec cœur pour valoriser nos terres et élever nos animaux, soucieux de produire une alimentation de qualité pour nos concitoyens. Mais la colère est véritable, profonde, justifiée. Il faut simplement s'en prendre aux vrais responsables.

Le 28 octobre, 4 000 manifestants se sont rassemblés devant le palais de justice d'Amiens pour soutenir les neuf militants de la Confédération paysanne, jugés en correctionnelle pour dégradations contre la ferme des 1.000 vaches, symbole de l'agriculture industrielle (dont Laurent Pinatel, paysan dans la Loire et Porte Parole national). Un bus au départ de Limoges avait été organisé pour l'occasion et venir gonfler les rangs de la mobilisation.

Pour vous informer et agir localement, les documents supports de la Conf' sur ces accords de libre échanges sont disponibles :
  • des exemples de motions Chambre d'agriculture et autre éléments de campagne TAFTA en cliquant ici

Ces accords de libre-échange et d’investissement sont négociés dans le plus grand secret. S’ils sont adoptés, ils consacreront la domination des multinationales sur nos sociétés, au détriment des citoyen.ne.s et de la démocratie. Sous couvert d’une hypothétique relance de la croissance, ces accords s’attaquent aux normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales. Si elles s’estiment lésées, les multinationales pourront poursuivre les États devant des tribunaux d’arbitrage, privés, hors de tout contrôle démocratique. Ces accords menacent de mettre en péril ce qui rend nos sociétés encore vivables.Le 11 octobre, il s’agit de créer les conditions d’une mobilisation pour faire échouer ces négociations. Des actions sont prévues partout en France et à travers l’Europe.


TAFTA

Deux bâtiments publics incendiés, des forces de l'ordre qui laissent faire, des responsables syndicaux qui approuvent… Les évènements qui se sont déroulés à Morlaix vendredi sont inacceptables. Ils contribuent à dégrader l'image du monde agricole. S'attaquer aux outils collectifs, c'est refuser que la MSA* traite les dossiers maladie ou accident des paysans, ou que les impôts financent les services publics des communes rurales. C'est refuser la mutualisation comme principe de fonctionnement de la société.

Samedi vers 5h du matin, les premières vaches sont arrivées dans l’usine de Drucat-le-Plessiel en Picardie. Michel Ramery a profité de la nuit, contourné la veille des riverains de l’association Novissen, et obtenu la protection de la gendarmerie pour cette installation illégale (tourne à gauche, clôture…) ! La mobilisation s’est immédiatement organisée

Un centre d'engraissement de 1000 jeunes bovins voit le jour en Limousin. La Confédération paysanne s'inquiète des conséquences d'une telle réalisation.

Alliance Millevaches est une société par actions simplifiées (S.A.S.) créée en 2010 par 12 actionnaires, éleveurs et non éleveurs. Son but : exploiter un centre d'engraissement collectif pour jeunes bovins, alors inexistant dans le secteur, ces animaux étant jusque là vendus pour engraissement en Italie.  Depuis 2013, la Société vitréenne d'abattage (SVA) Jean Rozé, filiale du groupe « Les Mousquetaires/Intermarché », a intégré la SAS, et les éleveurs corréziens et creusois engagés dans la démarche seraient aujourd'hui une cinquantaine.

Les premiers animaux devraient entrer dans les bâtiments en 2015. Ils ont d'ores et déjà été réservés par la SVA Jean Rozé, qui a signé un contrat de 5 ans avec la SAS , avec prix minimum garanti.

Le centre d'engraissement sera situé à Saint-Martial-Le Vieux, sur le territoire du parc naturel régional Millevaches en Limousin. Les infrastructures et les équipements seront financés par la communauté de communes des Sources de la Creuse, puis loués à la SAS pour 30.000 €/an. D'autres soutiens publics devraient aider la réalisation du projet (1). Les toits des deux bâtiments d'élevage (5.380m²) seront loués à un promoteur spécialisé dans le photovoltaïque (2) et le centre sera en partie entouré par une centrale photovoltaïque au sol.

La superficie finale des installations devrait être d'environ 23.000m², sur un ensemble foncier de quatre parcelles d'une superficie de 63.300m². La capacité d'accueil simultanée du centre est prévue pour 1000 bovins, soit la production de 1420 taurillons engraissés à l'année (3). Les jeunes bovins seront achetés en priorité aux agriculteurs sociétaires, complétés par des achats sur le marché au cadran d'Ussel, à 20 kilomètres du site.

A plus de 800 mètres d'altitude et pour une telle quantité d'animaux, l'alimentation du bétail ne pourra être produite sur place et devra être contractualisée. Elle nécessitera des capacités de stockage conséquentes.

Les effluents d'élevage (12.000 tonnes par an) devraient à terme alimenter un méthaniseur.  Abondé par 18000 tonnes de déchets verts, d'abattoir et de grandes surfaces, il produira de l'électricité et séchera le substrat du digesteur pour en faire des engrais (mis en granulés),  mais aussi des pellets de bois pour la chaîne de magasins Leclerc. Dans l'attente, un plan d'épandage auprès d'agriculteurs riverains aurait été dimensionné par la chambre d'agriculture de Corrèze pour permettre une exploitation « normale » du site. 

En fonctionnement « de routine », seulement 3 emplois « locaux » seront créés sur place :  deux ouvriers et  un responsable des achats/approvisionnement animaux et alimentation.

La Confédération paysanne du Limousin s'inquiète des conséquences de ce projet : production de viande de basse qualité destinée à l'export, dépendance des éleveurs contractualisant avec un industriel, bilan carbone catastrophique puisque les aliments seront produits ailleurs et la viande exportée, rentabilité aléatoire dépendant - entre autres - des fluctuations des prix des aliments, création d'emploi quasi nulle ...

Nous ne remettons pas en cause la volonté des éleveurs de se regrouper pour engraisser leurs broutards qui étaient vendus en Italie, mais plutôt les orientations politiques à tous les niveaux, du global (l'Europe qui avec la nouvelle Pac a fait le choix d'aider les gros élevages naisseurs plutôt que systèmes les naisseurs-engraisseurs) au local (les collectivités territoriale qui prétendent toutes vouloir une agriculture durable, relocalisée, de qualité, créatrice d'emplois, préservant les ressources naturelles, et qui ne verront rien de tout cela avec ce projet).

Nous souhaiterions plutôt voir les éleveurs de bovins incités à diminuer leur nombre de vaches-mères et finir leurs animaux à l'herbe qui pousse naturellement dans la région, ces produits correspondant aux besoins alimentaires locaux.

 

La Confédération paysanne du Limousin

 

(1) Le projet a reçu un accord de financement du ministère de la Défense  pour un montant de 400.000€ dans le cadre du Plan local de redynamisation du site (proximité du camp de la Courtine). Des subventions devraient être également attribuées par le Conseil régional (150. 000 €) et le Conseil général de la Creuse (75. 000 €).

(2) SAS Third Step France.

(3) Sachant que 240 à 260 jours d'engraissement maximum sont fixés par bête.

Agriculture paysanne

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