La Confédération Paysanne Creusoise a organisé Mardi 11 Février dernier une action symbolique devant la DDT à Guéret pour dénoncer une politique agricole excluant les petits paysans et en total désaccord avec le discours du ministère qui veut promouvoir la diversification des exploitations. Le point presse s'est donc déroulé suite à la réunion de la Commission Départementale d'Orientation Agricole Agridiff (CDOA Agridiff) dont le but est de débloquer une aide pour les agriculteurs en difficulté qui seront de plus en plus nombreux si la ligne politique du gouvernement ne change pas !

Cette mobilisation visait à interpeller le ministère qui a proposé un seuil d'éligibilité à la PMTVA à 10 vaches, ce qui pénalise fortement les éleveurs pour qui, l'arrêt du versement de cette prime, risque d'être fatale. "M. Le Foll si vous voulez des des éleveurs plutôt que des chômeurs, il ne faut pas de plancher mais des plafonds ! "   

Dans la dernière ligne droite des négociations sur l’application française de la PAC, la Confédération paysanne veut désormais voir le ministre de l’Agriculture arbitrer en faveur d’une agriculture pourvoyeuse d’emploi et de dynamique pour les territoires. La politique d’exclusion ne peut pas être une politique d’avenir. Reçus aujourd’hui par les services de Stéphane Le Foll, nous avons continué à défendre, point par point, une application de la PAC tournée vers l’agriculture paysanne.

Exemple type, le plancher de 10 vaches allaitantes par paysan pour l’attribution des aides couplées à cette production ne peut être accepté.



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Une nouvelle phase des négociations sur l'application de la Politique agricole commune va s'achever avec le Conseil supérieur d'orientation du 17 décembre. A la Confédération paysanne, l'inquiétude est grande de voir la diminution des aides des plus gros bénéficiaires de la PAC atténuée par des ponctions sur les plus faibles.

Depuis l’accord de juin entre la commission européenne, le conseil européen sur la PAC 2014-2020, le MODEF et la Confédération Paysanne participent aux différents groupes de travail mis en place par le ministère de l’Agriculture pour élaborer les règles nationales laissées à la discrétion des états membres et dont le cadre a été fixé par le président de la République au sommet de l’Elevage à Cournon.
Dans les débats, il y a 2 positionnements distincts et opposés :
1. La FNSEA se bat pour que les grosses exploitations grandes cultures et élevage intensif maintiennent leur niveau d’aides actuel au travers des aides couplées afin de réduire à néant les effets de la surprime des 52 premiers hectares et de la convergence des aides directes à l’hectare.
La FNSEA comme ses associations spécialisées considèrent que les petits et moyens exploitants ne méritent pas d’être aidés puisque selon elle, ils ne sont pas performants.
Entendu dans les débats : on ne va quand même pas accorder des aides à ceux qui sont au RSA parce qu’ils travaillent mal. Les aides directes ne sont pas là pour faire du social.
 
2. Le MODEF et la Confédération Paysanne défendent l’idée que les aides doivent être distribuées à ceux qui en ont le plus besoin

Alors que le modèle agricole breton illustre l'échec de l'agriculture intensive, les orientations de la future PAC risquent fort d'inciter encore et toujours plus à l'industrialisation de l'Agriculture :

> La FNSEA essaie d'exclure de la PMTVA les petits troupeaux, tout comme en ovin
>  La FNPL tente de diluer l'aide au lait montagne
> La nouvelle aide aux fruits et légumes sera réservée aux filières industrielles ;
> Quant au verdissement, il ne demandera des efforts d'adaptation qu'à 1% des exploitations.