Canards industrielsDepuis début décembre 2016, le virus de l’influenza aviaire contamine les élevages du sud-ouest qui subissent de plein fouet cette seconde crise.

En plus de la mortalité causée par la maladie, en catastrophe, les autorités organisent l’abattage préventif de plus de 2 millions de canards dans le but de contenir la diffusion du virus. Les zones d’élevage ne peuvent plus mettre en place leur activité de production avicole. Sur tout le territoire, on impose le confinement des animaux, alors que la faune sauvage n’est pas responsable de l’énorme dissémination du virus.

Enfin, des mesures de biosécurité sont imposées : elles sont inadaptées et insupportables pour les petites fermes. C’est une véritable catastrophe économique et sociale qui se profile.

Tous les professionnels font le constat que la pratique intensive de la production, la densité des élevages, le transport des animaux, ont favorisé la dissémination du virus. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire pour « tromperie aggravée » afin de faire la lumière sur les sources de propagation du virus. La Confédération paysanne se félicite de cette décision qui va dans le sens de ce que nous affirmons depuis des mois.

 Pour sauver les paysans et se protéger durablement contre l'influenza aviaire, il faut dès à présent remettre à plat le fonctionnement de la filière volaille / palmipèdes du Sud-Ouest ! Pour sortir de l’engrenage infernal de la grippe aviaire nous avons besoin d’une politique qui soutient les élevages de volailles paysans et non pas qui les détruit !

Nous avons besoin de repenser le devenir de la filière à long terme et proposons :

-       de diminuer la densité dans les élevages et certains territoires,

-       de promouvoir davantage les petites fermes et celles en système autonome,

-       de relocaliser les outils de transformation,

-       de développer la recherche sur les races rustiques.

Face à l'urgence de la situation et après plus de deux mois de crise sanitaire, les éleveurs sont en grande difficulté, en manque de visibilité et de trésorerie.

 C'est pourquoi la Confédération paysanne demande à court terme :

-       que les éleveurs soient indemnisés au plus vite et selon la valorisation de leur production. A l'heure actuelle, rien n'est encore prévu pour les gallinacés en circuit-court ni pour les éleveurs subissant les dommages collatéraux de cette crise,

-       de limiter les abattages préventifs à 1 km autour des foyers et d’en exclure les élevages autarciques (animaux élevés et abattus sur le même site),

-       de traiter cette épizootie en prenant en compte les différents types d’élevage : le confinement des gallinacés doit être levé rapidement en dehors des zones à risque. En aucun cas la possibilité de remettre en place des gallinacés dans les fermes plein-air ne doit être conditionné à leur claustration,

-       que les véritables responsables participent au financement de l’indemnisation des éleveurs, inclus ceux qui ont des systèmes fermiers et touchés collatéralement dont ils ont largement bénéficié de l'image de qualité de leur production.

Philippe Coutant, porte-parole de la Confédération Paysanne Nouvelle Aquitaine

Agriculture paysanne

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