Sans titreL’ensemble des secteurs agricoles sont dans le rouge ! Crise, sécheresse, intempéries, cours des produits agricoles en chute libre... rien ne leur aura été épargné. Les réactions face à ce plan d’urgence sont mitigées, s'il est nécessaire pour la survie des agriculteurs les plus fragilisés, il ne règle pas les problèmes de fond.


Le Haut-Viennois Frédéric Lascaud, porte-parole de la confédération paysanne du Limousin estime qu’un plan d’urgence, «ça veut bien dire ce que ça veut dire. La philosophie de ce plan reste habituelle, elle traite la misère sans résoudre les vrais problèmes». Pour lui par exemple, concernant le burn out des paysans, question défendue par son organisation, «on va les aider par des possibilités de remplacement gratuit mais on ne les aide pas à surmonter leurs difficultés». Si pour lui les mesures d’accompagnement vont certainement être utiles à quelques agriculteurs, il aurait préféré un véritable travail sur l’encadrement des prix et une régulation des marchés. «S’il n’y a pas de garde-fou, on ne s’en sortira jamais. On a besoin de prix rémunérateurs pour les paysans. En 20 ans, la Nouvelle-Aquitaine a perdu la moitié de ses exploitations. Dans quel autre secteur c’est aussi catastrophique ?»
Selon Frédéric Lascaud, le gouvernement tient un double discours, «d’un côté il aide les paysans, de l’autre il cautionne l’industrie agroalimentaire qu’alors qu’elle nous mange, qu’elle bouffe les emplois et la ruralité».
Source : http://www.l-echo.info/…/201…/plan-aide-suffisant-45048.html

Communiqué de presse de la Confédération paysanne du 04/10/2016

Manuel Valls vient, pour la troisième fois en 18 mois, de présenter des mesures censées sortir les paysannes et paysans de la crise. Une nouvelle fois, le Premier ministre ne pose pas la question des origines de cette crise, et reste donc trop éloigné de véritables solutions. On notera cependant que la mobilisation de la Confédération paysanne a permis d'imposer des mesures sociales qui auront un effet direct sur le quotidien des paysans.

Nous avions réclamé des soutiens spécifiques aux hommes et femmes, ainsi qu'à leurs familles, fortement impactés par la crise. Nous saluons donc le financement, à hauteur de 4 millions d'euros, d'un service de remplacement pour faire face aux situations d'épuisement professionnel. Par ailleurs, le ciblage des aides en fonction de la baisse d'EBE et non plus seulement du taux d'endettement est une avancée, tout comme l'accès simplifié à la Prime d'activité et au RSA* socle.

Cependant, en misant essentiellement sur le refinancement des exploitations, le Premier ministre poursuit la fuite en avant vers l'industrialisation des fermes, et continue à promouvoir les débouchés à l'export. Ces mesures vont continuer à fragiliser les fermes, exposant l'agriculture aux aléas du marché mondial. Or, c'est de régulation et de stabilité des marchés que les paysans ont besoin.

Ce système qui a mis les paysans dans le mur est donc une nouvelle fois conforté. Malgré quelques pansements sur les conséquences de la crise, on poursuit dans le même sens. A quand un plan pour une agriculture paysanne qui rémunère le travail et crée de l'emploi ?

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