Bilans et perspectives alors que les signaux de crises se multiplient dans le monde agricole.

2016 09 08 LeFoll 87

Jeudi 08 septembre, le Ministre de l'agriculture de l'agroalimentaire et de la forêt, Stéphane Le Foll, est venu faire le point face aux organisations syndicales en Préfécture de Limoges. Retour sur les temps fort de cette rencontre à laquelle ont participé Christel Mas de Feix et Aymeric Mercier pour la Confédération paysanne 87.

 

 

Une crise exceptionnelle

Le ministre revient sur son plan de maîtrise de la production en lait. Ceux qui s’y engageront pourront prétendre à 0,24cts par kilo pour les 1ers 5% non produits, puis 0,14cts au-delà. Stéphane le Foll insiste sur le fait que ce dispositif « est un plan de maîtrise et pas de restructuration ».  Les représentants de la Conf' rappellent que le plan est trop limité en termes de moyens et de temps pour avoir un impact sur le fond. La crise de l’allaitant s’explique comme « le contrecoup » de la crise laitière et la mise en réforme d’une partie du cheptel lait. Pour le ministre, la principale solution est l’augmentation de l’export viande et animaux vivants en consolidant et en renforçant les marchés méditerranéen. Pour les veaux, le ministre propose de mettre des moyens sur les outils de communication.

Pour le marché domestique, là aussi, Stéphane Le Foll propose de porter l’effort sur la communication. Il faut ré-insister sur la dimension santé de l’alimentation et mettre en valeur l’origine des produits. Il souhaite rendre visible la traçabilité, les labels, les systèmes et les races, en se structurant pour ne pas perdre le consommateur.

La Confédération paysanne 87 met en lumière les enjeux liés à la relocalisation des outils de production notamment la question des abattoirs après les nombreuses polémiques. Elle propose une réflexion sur des projets allant dans ce sens. Mais pour monsieur Le Foll, cela poserait trop de problèmes en terme de régulation et d’investissements ce qui laisse entrevoir l'arbitrage politique en faveur de l'export.

Au final, le ministre propose aux participants de réfléchir d’ici la fin de la semaine à une aide spécifique au bovin viande

 

Un point sur la PAC, et une possible révision du zonage de l’ICHN

Pour le ministre, la situation actuelle résulte de l’amende infligée par l’UE suite à un trop perçu PAC en 2014. La commission a imposé un contrôle et une mise à plat des comptes français ce qui a mobilisé l’administration et retardé les versements de la part de l’UE. Le M. s’en excuse et présente le calendrier d’apurement dont vous pouvez retrouver les détails en cliquant ici.

Stéphane Le Foll revient sur les évolutions de la convergence. Pour la Haute-Vienne, les aides devraient atteindre 63,75 millions d’€ en 2019 contre 59,37 en 2013. Sur le 2ème pilier plus de 60% d’augmentation pour le Limousin à travers les PCAE, MAE, ou encore AB. Un gros succès qui a toutefois consommé l’enveloppe plus vite que prévu. Monsieur Le Foll revient sur la bataille concernant le paiement redistributif mais à choisi de mettre le système en pause suite à la situation des grandes cultures en zones intermédiaires.

Point important, le ministre a évoqué la question d’une révision de l’ICHN. Il  a promis qu’il n’y aurait pas de révision à hauteur de 30% comme semblait l’indiquer l’un des participants sans préciser s’il s’agissait de la zone ou de l’enveloppe. Il n’a pas démenti qu’il y aurait bien des négociations autour de l’ICHN.

 

Calamités agricoles et DJA 

Le ministre de l’Agriculture prend acte de l’épisode pluvieux du printemps et de la sécheresse de cette année qui fait suite à celle de 2015. Des discussions sont sur le point d’être entamées pour les éleveurs qui risquent d’avoir des problèmes d’approvisionnement en aliment. Mais pour le ministre le système de calamités n’est plus adapté, et il faut réfléchir à une mutualisation à partir du 1er pilier et réfléchir à un seuil de déclenchement du dispositif.

Pour les aides à l’installation un assouplissement de la DJA est acté. Les jeunes installés qui ne pourraient pas respecter les engagements économiques ne seront plus sanctionnés étant donné l’instabilité structurel. Etant donné le niveau des prêts bancaire, les prêts bonifiés seront redéployés vers la DJA. Toutefois la piste évoquée et celle de l’investissement au détriment de l’innovation dans les pratiques ou l’installation des hors cadre familiaux.

 

Agriculture paysanne

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