la colère gronde !

lait crise laitiereAvec la crise laitière, la colère paysanne gronde à nouveau, notamment en Bretagne, à quelques semaines seulement du début du salon agricole,le SPACE de Rennes, qui pourrait être animé. La FNSEA cible Lactalis qui serait le principal responsable du marasme dans lequel se trouvent de nombreux producteurs. Un blocus de la société a d’ailleurs été mis en place la semaine dernière.

Mais L’APLI, l’association des producteurs de lait indépendants, et la Confédération Paysanne n’ont pas la même cible dans le viseur. Conscients de la globalisation du marché, ils réclament une régulation et une harmonisation européenne des règles et des prix.

La Coordination Rurale elle, mène d’autres actions coup de poing, comme récemment à Marmande, où des milliers de litres de lait ont été deversés. Elle s’interroge également sur le ciblage unique de Lactalis par la FNSEA : « Pourquoi ne cibler que Lactalis ? Cette entreprise ne paye certes pas le lait à un prix rémunérateur pour les producteurs, mais quasiment aucune laiterie aujourd’hui ne le fait ! Pire, certaines coopératives payent chez beaucoup de producteurs le même prix que Lactalis en tenant compte des prix A et B, sans être attaquées ! ».

Le 18 juillet dernier, de nouvelles mesures ont été présentées lors du Conseil agricole de l’Union Européenne. Le commissaire européen à l’agriculture l’Irlandais Phil Hogan, a annoncé le déblocage d’une nouvelle enveloppe de 500 millions d’euros d’aides d’urgence, afin d’enrayer la spirale de baisse qui emporte les cours du lait depuis plus de deux ans et met en péril la situation de nombreux éleveurs.

Ces financements seront répartis dans deux enveloppes. La première, de 150 millions d’euros, pour inciter les producteurs de lait à réduire leurs volumes, avec un objectif d’une diminution de 1,4 million de tonnes de lait. Les agriculteurs seront rémunérés au prorata des litres non produits (soit environ 10,7 centimes d’euro le kilo de lait) .

La seconde tranche, de 350 millions d’euros, sera versée aux 28 Etats membres, qui pourront ajouter jusqu’à 100 % des sommes reçues, si cela n’encourage pas la hausse de la production mais plutôt des actions environnementales ou de formation.

De nouvelles perfusions donc, qui font suite à aux millions dépensés chaque année en faveur des agriculteurs, sans que la crise ne s’enraye, signe d’un modèle à bout de souffle.

« un gigantesque plan de licenciement des éleveurs laitiers ».

Pour la Confédération paysanne, particulièrement remontée contre la FNSEA de Xavier Belin qui a validé le projet ; il s’agit là d’un « gigantesque plan de licenciement des éleveurs laitiers ».

« Alors que tout le monde parle enfin de régulation, il est temps de mettre en place de véritables mesures pour les éleveurs avec une réduction imposée de la production couplée à des prix renforcés sur les premiers litres » explique la Confédération dans un communiqué adressé à la presse.

Actuellement, les prix  du lait sont descendus sous les 0,25€ le litre alors que 0,35 € minimum sont nécessaires pour un revenu correct selon le syndicat paysan. « Les éleveurs sont déjà acculés par un système qu’aucun gouvernement européen n’a réellement souhaité remettre en cause. Désormais, des milliers d’entre eux pourraient être poussés vers la sortie.»

Le syndicat exhorte aussi les gouvernants à cesser la distribution d’aides et de perfusions aux paysans, mais prennent les mesures pour que ces derniers puissent vivre de leur production :  «  il est temps de penser le soutien aux éleveurs pour engager la transition vers des modes de production plus autonomes, plus cohérents avec la réalité du métier et des besoins alimentaires. L’agriculture est un secteur qui peut créer de l’emploi si on ne le vend pas à un libéralisme éperdu qui ne se préoccupe pas des travailleurs, ni de l’environnement, des paysages, de l’alimentation, de la société dans son ensemble ! ».

article complet sur Breizh Info: http://www.breizh-info.com/2016/08/22/48252/crise-laitiere-confederation-paysanne-fnsea-belin-ue-lait

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Josian Palach, Secrétaire national en charge de l’élevage : 06 71 34 49 02
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