Des avancées pour les exploitations fermières et les circuits courts.

volailles fermières

Des modifications significatives ont été apportées aux arrêtés qui définissent les mesures de biosécurité à mettre en place sur les exploitations ou ateliers avicoles et palmipèdes gras. Ces textes réglementaires prévoyaient initialement de restructurer les fermes sur le modèle des exploitations industrielles, de la bande unique, et de l'unité de production.

Cela impliquait la multiplication des sas sanitaires à l'entrée de chaque parcours, les difficultés pour accueillir clientèle et publics, ou un vide sanitaire total incompatible avec un fonctionnement fermier. Depuis le mois d'avril, les principaux acteurs de la filière, dont ITAVI (interprofession), la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et la Confédération paysanne Nouvelle Aquitaine, ont participé à l'élaboration de fiches techniques pour la mise aux normes des structures. 

 

Après de difficiles négociations, la spécificité des petites et moyennes exploitations fermières a finalement été prise en compte. Désormais il est acquis que l'unité de production pourra comprendre plusieurs bâtiments et leurs parcours. Cette unité de production ne nécessitera q'un seul sas sanitaire pour l'ensemble. Un parcours ne devra accueillir qu'une seule bande d'un même âge et d'une même espèce. L'unité de production ne pourra être composée que d'une seule espèce. L’éleveur ne pourra pas non plus compléter une bande avec des animaux déjà démarrés. Pour les bâtiments de moins de 750m², il y a désormais une dérogation permettant de ne pas avoir à nettoyer et désinfecter toute l'unité de production en laissant un vide sanitaire de 14 jours sur toute l'unité de production. En arrêtant la production durant cette période, cette disposition empêchait les producteurs en circuit-court (marchés, vente à la ferme...) d'avoir une offre continue pour leurs clients. Les vides sanitaires se feront sur les parcours durant 14 jours minimum pour les bâtiments et 28 jours minimum pour les parcours de façon alternée.

 

Concernant la mise aux normes des exploitations concernées, le règlement prévoit un délai de deux ans. Toutefois les producteurs doivent envoyer une déclaration contenant les aménagements de biosécurité prévus au directeur de la DDCSPP de leur département avant le 16 novembre 2016. Il est conseillé de construire cette déclaration avec son vétérinaire ou un technicien. Elle devra mettre en évidence la biosécurité de l'exploitation. Les mises aux normes peuvent rentrer dans le cadre du Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations (PCAE ex PMBE). De son côté la Région Nouvelle Aquitaine dit avoir engagé 10 millions d'euros en plus du PCAE pour aider aux aménagements des bâtiments.

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