En ce début de semaine nous vous communiquons les informations actualisées dont nous disposons sur le dossier FCO.

1. Évolution de la zone réglementée suite à la découverte de nouveaux foyers

Liste exhaustive au 24/09/15 :  http://agriculture.gouv.fr/liste-des-departements-et-des-communes-en-zone-reglementee-fco




En Limousin :
A noter : Un site de l'ANSES est régulièrement mis à jour vis à vis des zonages. On y trouve la listes des communes en ZP et ZS ainsi que la carte nationale du zonage. Voici le lien: http://www.plateforme-esa.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=538:communes-reglementees-fco&catid=98:actu-fco&Itemid=342


2.
Assouplissements des règles de circulation nationales

Note de service du Ministère/DGAL du 25/09/15 définissant
les conditions applicables aux mouvements, échanges et exports de ruminants issus d'une zone réglementée au titre de la FCO en France continentale.A télécharger au lien suivant : http://www.creuse.gouv.fr/content/download/6573/55382/file/2015-811_Ordre%20de%20service%20d'action%20-%20Instruction_mouvement.pdf

  • Au sein du périmètre interdit :
La circulation et les rassemblements des ruminants domestiques au sein du périmètre d’interdiction sont autorisés. La sortie du PI n’est autorisée qu’à destination d’un abattage immédiat.
Les mouvements d’entrée d’animaux dans le PI sont possibles et les animaux concernés ont, dès leur entrée dans le PI, le même statut que ceux qui y sont déjà présents. Les animaux peuvent donc être acheminés vers le PI pour être regroupés avec des animaux issus de PI pour un abattage immédiat qui peut avoir lieu sous certaines conditions en dehors du PI.

  • Mouvements de Zone Protection vers Zone de Surveillance pour l'élevage :
Désormais possible avec un dépistage PCR avec résultat négatif, à la charge du détenteur, réalisé après 14 jours de protection contre les vecteurs.

  • Mouvement de reproducteurs
Les mouvements des reproducteurs à destination des centres de sélection et des stations d’élevage des futurs reproducteurs sont autorisés dans les conditions suivantes :
• absence de signes clinique sur le troupeau ;
• désinsectisation des animaux et des moyens de transport avant le chargement ;
• isolement des animaux à l’arrivée dans un bâtiment fermé préalablement désinsectisé ;
• dépistage PCR, à la charge du détenteur, après 14 jours de protection contre les vecteurs (désinsectisation) préalablement au mouvement.



3. Stratégie vaccinale

Extraits du Communiqué de presse du Ministère en date du
25/09/15
http://agriculture.gouv.fr/fievre-catarrhale-ovine-stephane-le-foll-precise-la-strategie-vaccinale-prioritaire

Les doses de vaccins aujourd’hui disponibles contre le sérotype 8 (2,2 millions de doses) permettent de prendre en compte la vaccination de l’ensemble de ces animaux.
Les troupeaux d’animaux infectés ainsi que les élevages réservés aux programmes d’amélioration génétique des races sont connus. Toutefois, les acteurs du marché ont souligné que le système actuel des achats ne permet pas d’identifier suffisamment tôt les animaux destinés aux échanges. Cette problématique concerne principalement les bovins de 6 à 16 mois.
 
Afin de pouvoir mettre en œuvre efficacement les mesures de gestion destinées à bloquer le moins possible les échanges, Stéphane LE FOLL appelle les acheteurs à organiser leurs achats dans les élevages le plus tôt possible, en particulier pour les animaux destinés aux échanges et exportations.
 
Le Ministre chargé de  l’agriculture ainsi que les préfets doivent faire des choix pour attribuer les doses de vaccins disponibles afin d’éviter au maximum l’utilisation de doses sur des animaux qui, au final, ne seraient pas exportés, le temps que cette organisation se mette en place.
 
Dans cette optique, chaque département se verra attribuer un nombre de doses correspondant à sa référence historique sur la campagne d’échanges de l’an dernier (pourcentage des animaux destinés aux échanges et à l’exportation sur la tranche d’âge 6-16 mois, pour la période allant du 1er septembre 2014 au 1er mars 2015).
 
Une fois la répartition des doses établies, chaque département répartira la majorité de son stock sur les exploitations, en fonction de la référence historique de l’exploitation, pour la même tranche d’âge et la même période. Une partie des doses sera réservée pour tenir compte des nouveaux installés en élevage allaitant et des évolutions majeures de certains élevages par rapport à leurs références historiques.
 
Les protocoles vaccinaux pour les bovins prévoyant deux injections à 21 jours d’intervalle et que le délai minimum après vaccination pour les échanges est de 10 jours, Stéphane LE FOLL appelle les éleveurs à se rapprocher de leurs vétérinaires sanitaires pour que la vaccination des jeunes bovins se fasse, d’ici à fin 2015, préférentiellement sur les animaux de 6 à 14 mois.
 
Il convient de démarrer la désinsectisation sans attendre dans les élevages détenant des animaux de 15 à 16 mois destinés aux échanges et privilégier une destination pour laquelle la désinsectisation et un test PCR négatif sont suffisants (par exemple Espagne, Algérie, Tunisie) de façon à limiter la dépréciation possible des animaux.
 
Les préfets des zones concernées coordonnent l’action de leurs services pour que les premiers actes de vaccination par les vétérinaires sanitaires débutent dès le début de semaine prochaine pour l’ensemble des départements."

Concrètement  la note de service ministérielle du 25/09 précise donc que : En l’absence de bâtiments agréés « à risque maîtrisé vis-à-vis des vecteurs », les animaux non vaccinés ne peuvent se déplacer à destination d’autres Etats Membres de l’Union Européenne, sauf pour abattage immédiat.
Les animaux vaccinés sont éligibles aux échanges à compter :
- soit d’un délai de 60 jours après la fin de la primo-vaccination (2 injections chez les bovins et 1 ou 2 injections selon le vaccin utilisé pour les ovins) ;
- soit d’un délai de 35 jours après la fin de la primo-vaccination, assorti d’une PCR négative à l’issue de cette période de 35 jours.

> Le délai entre la première injection et l’éligibilité au départ (broutards) est de 10 jours après la deuxième injection pour les protocoles négociés (Italie et Espagne)


4. Protocole alternatif pour les échanges commerciaux

La France a demandé à ce que des protocoles alternatifs à la vaccination soient pris en compte par les principaux pays importateurs (Italie Espagne...).
Des négociations sont en cours avec les principaux Etats Membres de destination pour faire valoir des protocoles alternatifs basés soit sur la désinsectisation et le dépistage (PCR à réaliser 14 jours après la désinsectisation), soit sur un délai réduit post-vaccination.
Certains protocoles pourraient être conclus prochainement, le Ministère fait donc savoir qu'il est possible de procéder dès à présent à la désinsectisation des animaux afin de commencer le décompte de 14 jours. Le traitement de désinsectisation sera inscrit dans le registre d'élevage conformément à la réglementation. Une attestation éleveur servira de base pour la traçabilité de cette opération.
Point d'attention : la Confédération paysanne pointe du doigt les conséquences néfastes d'une désinsectisation systématique sur l'environnement et notamment sur les insectes pollinisateurs. Une note de synthèse de l'ADA France (Reseau de Développement Apicole) fait le point sur l’épisode de FCO et les risques pour l’apiculture. voici les principaux conseils à en retenir :
Conseils pour les éleveurs :
  • Pratiquer l’application des produits en fin de journée, après la période de butinage des abeilles.
  • En cas de conditions météorologiques peu favorables (forts vents) susceptibles de dérive du produit sur des floraisons, effectuer ces pulvérisations sous abri ou repousser l’application des produits lors d’ une période plus clémente.
  • Ne pas désinsectiser le matériel mobile comme les camions à coté de sites potentiellement mellifères (exemple : haies, murs avec du lierre,…) et ne pas laisser de flaques de produit.
  • Lors de la désinfection des bâtiments d’élevage, merci de veillez à ne pas contaminer le fumier qui est attractif pour les abeilles, elles en prélèvent certaines substances.
Conseils pour les apiculteurs :
  • Installer un abreuvoir sur vos ruchers d’hivernage, dans la mesure du possible avant l’arrivée des colonies
  • Etre vigilant dans les zones à plus forts risques (par exemple, aux abords des abattoirs), déplacer les ruches et/ou faire des prélèvements de pain d’abeilles pour ces colonies (à conserver au congélateur, cf fiches ITSAP de recommandations pour les prélèvements : http://itsap.asso.fr/publications2/)
  • Visiter régulièrement les colonies (toutes les 3 semaines)
  • En cas de problème sur les colonies (dépopulation), avertir immédiatement la DDSCPP de votre département et l’ADAPIC et se reporter aux fiches de prélèvements de l’ITSAP.
  • Rencontrer les éleveurs autour de vos ruchers pour les informer des éventuels dangers pour l’abeille et vous tenir informés des traitements effectués.
Pour tout complément d'information, des techniciens de vos DDCSPP sont mandatés pour vous répondre.

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