Voilà le sort de ceux qui sont concernés par les derniers arbitrages de la PAC : ils arrivent trop tard, les enveloppes sont vides, et c’est sans appel. C’est ainsi que le ministère justifie la diminution de 25% des aides au maintien bio.

Le gouvernement a fait paraître, en toute discrétion au journal officiel du 7 mars 2015, un arrêté daté du 27 février, stipulant que les aides au maintien à l’agriculture biologique pour la récolte 2014 seraient réduites de 25 %. Alors que les agriculteurs attendaient un paiement depuis décembre 2014, le gouvernement avait annoncé un règlement en date du 5 mars. Les agriculteurs ont bien reçu un courrier à cette date précisant le montant de leurs aides mais sans paiement.

Deux jours plus tard et sans aucune information, le gouvernement supprimait 25 % des aides à l’agriculture biologique.

Le gouvernement méprise les agriculteurs biologiques avec cynisme, en leur envoyant un courrier daté du 5 mars 2015 confirmant l’octroi de 100% de l’aide au maintien alors que la décision de ne pas verser 25 % de cette aide avait été prise le 27 février 2015.

Ce sabordage de l’agriculture biologique est en totale contradiction avec la revendication du ministre de l’agriculture de développer l’agro-écologie.

Les services du ministère assument ne pas avoir anticipé l’augmentation des surfaces en bio (pourtant ininterrompue depuis 20 ans et théoriquement encouragée par les différents plans gouvernementaux…) lorsqu’ils ont fait le choix de consacrer les marges budgétaires disponibles à de nouveaux soutiens à des filières industrielles.

Il manquait 14 millions pour maintenir les aides de chaque paysan concerné et prendre en compte les nouvelles surfaces éligibles. 14 millions, quand 6,8 millions ont été dégagés pour la fécule de pomme de terre, et 15 millions à l’industrie volaillère bretonne !

Les objectifs affichés d'augmentation des surfaces en agriculture biologique nécessitaient ces financements, et ils étaient possibles. Ce choix, quelques jours après l’autorisation d’agrandissement des élevages industriel de volailles, est un signal fort pour l’agro-industrie et un vrai recul pour une agroécologie paysanne digne de ce nom.

En Limousin, ce sont près de 300 exploitations en AB qui vont être directement impactées par cette baisse de 25 % de leurs aides au maintien, c’est la douche froide !


 
Contact
Frédéric LASCAUD, porte-parole Confédération Paysanne du Limousin : 06.71.05.28.36

Agriculture paysanne

L'ADEAR Limousin

ADEARLimousin RAP2

05.87.50.41.03
contact@adearlimousin.com

INPACT Limousin

 logo inpact limousin

05.87.50.41.03
contact@adearlimousin.com

LA FADEAR

FADEAR logo

 01.43.63.91.91  
contact@fadear.org

Journal régional

229 AA.couverture