Suite à l’interpellation de Guillaume Garot, la semaine dernière à Paris, la Confédération paysanne a été invitée à rencontrer le ministre de l’Agriculture ce matin pour évoquer les suites de la réforme de la PAC. Malgré la colère provoquée par les arbitrages du Président de la République, nous restons mobilisés pour porter nos revendications sur tous les points où les décisions n’ont pas encore été prises.
  • Sur la répartition des aides couplées, il est indispensable de prévoir une augmentation significative des primes ovines et caprines, et de mettre en place un soutien spécifique aux productions de fruits et légumes. Les critères d’attribution des aides aux productions bovines doivent être redéfinis. Chacune de ces aides doit, par ailleurs, être majorée sur les premières unités, plafonnée et dégressive.
  • Les 2% d’aides couplées aux protéines doivent être orientées vers l’autonomie des fermes d’élevage et non venir alimenter un peu plus la manne des mieux lotis.
  • Tous les paiements doivent être forfaitaires et non fonction des références historiques. C’est particulièrement le cas pour l’aide aux Jeunes agriculteurs qui pourra alors être vraiment favorable à l’emploi.
  • La majoration sur les 52 premiers hectares, même si elle n’est alimentée qu’avec 20% des fonds du premier pilier, doit être immédiate et non progressive pour avoir un effet réel. Nous ne cesserons de le marteler : tous les hectares doivent être primés, y compris la vigne. Les hauts niveaux de revenus de certains vignobles ne peuvent servir de prétexte à l’abandon du plus grand nombre.
  • Le budget du second pilier, et donc le montant du transfert du premier vers le second, ainsi que sa répartition doivent être précisés. Les prétentions du Président de la République sur l’ICHN, la PMBE et la gestion des risques nous permettent en effet de douter de la possibilité de doubler le budget des MAE et de l’aide aux surfaces en bio. Cette inquiétude est renforcée par l’absence de référence à une quelconque préoccupation environnementale lors du discours de Cournon. En pleine crise de l’agroalimentaire breton, il serait temps de réaliser que ce type de soutien peut encourager des paysans pris au piège de l’agriculture industrielle à faire évoluer leur système de production.
  • Enfin, il faut une aide spécifique pour les petites fermes, porteuses d’emploi et de dynamisme pour des territoires ruraux vivants.
Nous l’avons dit la semaine dernière, il ne fallait pas nous prendre pour des moutons ! Nous ne sommes plus dupes. Mais nous continuons à porter nos revendications, pour se donner la chance d’être surpris par une soudaine ambition. En parallèle, nous nous battrons, pour arracher tout ce qui pourra contribuer à donner un
avenir à tous les paysans.

Agriculture paysanne

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