Abattage : Sentiment de malaise des éleveurs, il est temps d'avancer !

Alors que le salon de l’agriculture vient de fermer ses portes, une nouvelle vidéo dénonçant les conditions d’abattage fait la une des médias. Les éleveurs paysans de la Confédération paysanne de Nouvelle-Aquitaine tiennent à exprimer leur ras-le-bol face à cette situation qui contribue à détruire les efforts qu’ils font au quotidien pour assurer les conditions de bien être des animaux qu’ils élèvent. Ras-le-bol que l’État ne soit pas capable de garantir le respect des règles dans les abattoirs. Ras-le-bol que des associations anti-viande utilisent sans discernement ces images pour alimenter leurs revendications anti-élevage.

Les abattoirs, dont le nombre a été divisé par deux depuis 20 ans, doivent gérer un volume sensiblement constant de viande ce qui augmente la pression sur leurs ouvriers et peut conduire à des pratiques inacceptables. Si des efforts sont réalisés par nous, paysans qui non seulement adoptons des méthodes de travail respectueuses des bêtes mais aussi maîtrisons l’amont et parfois l’aval de la filière pour garantir traçabilité et qualité auprès des consommateurs, la partie abattage sort de notre compétence.

C’est pourquoi nous exigeons :

  • que toutes les bêtes abattues dans la Région soient étourdies avant d’être saignées,

  • que l’État garantisse des conditions d’abattage respectueuses du bien-être animal,

  • que des investissements massifs soient réalisés pour assurer des conditions de travail digne pour les personnels des abattoirs,

  • un maillage plus serré du territoire en termes d’abattoirs,

  • le soutien aux expérimentations d’abattoirs alternatifs et mobiles au plus près des fermes.

Contact : Frédéric LASCAUD, Porte parole Confédération paysanne Nouvelle-Aquitaine, 06 71 05 28 36