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L’identification électronique des ovins et des caprins a été mise en place à partir de juillet 2010. Pour les éleveurs de la Confédération paysanne de la Haute-Vienne, ce nouveau bouclage électronique n'est d'aucune utilité.
Il induit au contraire de nouvelles contraintes
Ainsi, ces boucles compliquent sérieusement l'identification visuelle, l'identifiant n’étant plus lisible que de l'arrière de l'animal. A défaut de pouvoir s'équiper de coûteux systèmes d'identification automatiques, l'éleveur se voit donc contraint à de nombreux déplacements et manipulations supplémentaires.
De plus, les surcoûts générés par cette technologie devront être assumés entièrement par l’éleveur à compter de juillet 2013, venant alourdir les charges des exploitations. Encore une fois, en matière de traçabilité, c'est à l'amont de subir le coût d'une pseudo amélioration technique au seul bénéfice de l'aval de la filière, qui n'en doutons pas, souhaitera demain généraliser cette méthode d'identification à l'élevage bovin.
Plus globalement, il nous est évident que ce dispositif s'inscrit dans un mouvement malheureusement engagé de restructuration de l’élevage, visant à la concentration et à l'intensification des exploitations, condamnant les petits troupeaux à la disparition (déjà , les cheptels de moins de 50 têtes ne sont plus éligibles à la PBC) et les éleveurs au statut de sous-traitant de l'industrie.
Cette vision, nous la refusons, persuadés que la relance de l’élevage passe aussi par la sauvegarde des structures existantes, même les plus petites !
Par conséquent, sans aucunement remettre en cause la traçabilité de nos animaux, nous refusons cette identification exagérée, multiple, coûteuse, et qui n'apporte rien de plus à la traçabilité des cheptels.
Nous estimons que la gestion d’une troupe ovine se fait par lots et non à l’individu et que la pose de deux boucles lourdes sur des bêtes de moins de 7 jours va à l’encontre du principe de bien-être animal.
Nous revendiquons une liberté de choix de méthode d’identification pour assurer de traçabilité de nos animaux (bouclage, tatouage, tip-tags,…).
Pour la Confédération paysanne de la Haute-Vienne,
Le porte-parole, Frédéric LASCAUD.
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