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LA SITUATION DES ELEVEURS DE BOVINS-VIANDE EST INTENABLE !
Suite à l'occupation de l'ASP à Limoges, le jeudi 27 janvier dernier, les organisations : Confédération paysanne du Limousin, MODEF 19 et 23 et le Comité de Coussac ont obtenu une entrevue au Ministère pour exposer leurs revendications
(Cf. appel de Limoges ci-dessous)
--> Retrouvez le compte-rendu de la réunion au cabinet du Ministère de l'Agriculture à Paris du 02 février dernier en cliquant sur le lien suivant : CR-rencontre-Bournigal
APPEL DE LIMOGES
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Des revenus parmi les plus faibles de l'agriculture,
-         Toutes les charges explosent et particulièrement les matières premières dont la volatilité des prix est entretenue par la spéculation et la dérégulation des marchés,
-         Des prix à la production bas en 2010 et sans augmentation depuis plus de 10 ans : L'observatoire des prix et des marges le confirme, « la marge brute agrégée industrie et distribution par kg d'équivalent carcasse, […] a augmenté de 1,06 euros » entre 2000 et 2010,
-         Des trésoreries à secs : contrairement aux aides aux cultures perçues dans leur intégralité, le solde des aides animales (40% de la PMTVA) n'est pas encore versé.
Face à cette situation aucun des acteurs majeurs de la filière et du syndicalisme national ne semble prendre la mesure de l'exaspération et du désespoir des éleveurs :
-       La FNB et son Président se sont discrédités en novembre en cassant un mouvement naissant sous prétexte d'un accord bidon,
-       La structure interprofessionnelle « INTERBEV » montre son incapacité à résoudre cette crise alors qu'elle prélève chez tous les éleveurs une Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO). Pour en faire quoi ?
-       Le Ministre de l'Agriculture n'a qu'un mot à la bouche : « Contractualisation » !
Prenons notre destin en main. Revendiquons ensemble pour :
-       le versement immédiat du solde de la PMTVA ainsi qu’un report des annuités d’emprunts et un aménagement des cotisations sociales,
-       une augmentation rapide du prix des animaux payé aux producteurs.
Pour la viande, elle doit représenter, au minimum, 1 euro/kg de carcasse correspondant à la restitution de la marge rackettée par les « intermédiaires » en l’espace de 10 ans.
-       l'intervention de l'Etat pour mettre un frein aux augmentations spéculatives des matières premières (céréales, foin, paille, etc...),
-       la redéfinition et la réactivation du rôle des Offices : intervention auprès des professionnels de la filière pour garantir le revenu, stabilisation des prix des produits, étude et prospective sur les marchés… |