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Les paysans estiment que, dans un contexte de crise de la filière viande bovine, (3 années de baisses successives des revenus, augmentation des charges, baisse du prix des animaux (maigres et finis) très forte,…) la pression mise sur les prix par les abatteurs, les transformateurs et les distributeurs est totalement injustifiée
(marge moyenne réalisée par les « intermédiaires » sur une vache allaitante en hausse de 1 €/kg de carcasse entre 1998 et 2008 -Observatoire des prix et des marges en viande bovine – France Agri Mer).
C'est à partir de cette analyse que les éleveurs de la Confédération paysanne ont décidé de faire de l'entreprise Bigard une cible légitime et symbolique de leur mécontentement (intervention sur le stand Charal lors du Sommet de l'élevage à Cournon, blocage de l'abattoir d'Egletons, blocage du site de Quimperlé).
Toutefois, l'entente entre la FNB et le Groupe Bigard annoncée la semaine dernière, qui débouche sur une prévision d'augmentation de la cotation de 2 à 5 centimes d'€/kg de carcasse, n'est pas acceptable en tant que telle car elle n'apporte qu'une réponse insuffisante et partielle à la crise.
Les paysans de la Confédération paysanne du Limousin ne sont pas dupes… et la crise n'est pas terminée !
C’est pourquoi nous réaffirmons nos positions car l'amélioration du revenu des éleveurs doit être une priorité pour assurer notre autosuffisance alimentaire en matière de viande, la préservation de nos territoires, le maintien de l’activité économique dans nos campagnes !
Nous exigeons donc :
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la mise en place d’un plan d'urgence global à la hauteur des besoins comprenant : - des reports d'annuités et des aménagements des cotisations sociales, -le versement anticipé du solde de la PMTVA, - un rattrapage des prix d'au moins 60 centimes /kg de carcasse d'ici 6 semaines, …
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la transparence sur les marges … et les pratiques commerciales des intermédiaires grâce à la mise en place sans délais des Observatoires prévus par la Loi de Modernisation Agricole,
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l'engagement ferme des pouvoirs publics à encadrer les négociations et éventuellement la contractualisation entre éleveurs et abatteurs (avec des contrats types faisant clairement référence à des engagements sur des prix, pour des volumes connus sur une durée suffisamment longue) afin de rétablir un rapport de force équilibré entre les deux parties.
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la structuration de programmes d’action pour améliorer durablement les revenus des paysans comprenant :
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Des prix rémunérateurs avec une politique de prix agricoles élevés,
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La défense du principe d'une agriculture non soumise aux règles de l'OMC, d'une PAC qui organise et régule les productions,
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La maîtrise des charges et coûts de production via la recherche et le développement de systèmes de production bovins allaitants plus économes et plus autonomes,
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Une plus équitable répartition des aides publiques tenant compte des actifs agricoles (UTH) et non pas uniquement du nombre d'hectares et/ou du nombre d'animaux afin de contribuer à rééquilibrer les revenus.
Contacts pour le Limousin :
Philippe Babaudou, CP Limousin : 06.82.99.28.67 / Philippe Revel, CP Corrèze : 06.31.22.68.75
Philippe Auvillain, CP Creuse : 06.50.02.06.67 et Frédéric Lascaud, CP Haute-Vienne : 06.71.05.28.36 |