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« Contre les droits de propriété intellectuelle sur les semences, ressemons nos libertés ! » |
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Mardi, 07 Février 2012 18:55 |
Le colloque des 50 ans de l’UPOV (Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales) organisé à Paris par le GNIS, l'INRA et le Ministère de l'Agriculture est pour les paysans une véritable provocation à l'heure ou ils contestent la « loi semences » votée sans débat démocratique le 28 novembre 2011. La Confédération paysanne a réaffirmé à l'occasion de ce colloque que ressemer et échanger ses semences à partir de sa récolte est l’acte fondateur de l’agriculture et à l'origine de toute la biodiversité cultivée. C'est un droit ancestral indispensable à l'autonomie des fermes et une liberté fondamentale inscrite dans le TIRPAA. Les paysans ont été les premiers sélectionneurs et conservateurs de semences et revendiquent ce rôle de protection des biens communs.
Parce que la nouvelle loi semences a été préparée sans nous, et contre nous, nous avons refusé de débattre dans ce colloque qui n'installe à la tribune que ses défenseurs. La Confédération paysanne refuse en outre de payer des royalties sur les variétés autorisées par le biais des Contributions Volontaires Obligatoires (CVO). C'est pourquoi nous combattrons au côté du collectif « semons la biodiversité » cette loi jusqu'à ce qu'elle soit abrogée !
Nous demandons à tous les candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives de s'engager dans ce sens. Nous continuerons à ressemer et échanger nos semences au service de la biodiversité comme nous l'avons toujours fait.
Communiqué de presse de la Conf' nationale du 01.02.2012
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Vœux de Nicolas Sarkozy au monde rural : d’autres agricultures sont possibles ? |
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Jeudi, 19 Janvier 2012 16:21 |
Cette année, Nicolas Sarkozy a choisi l’Ariège pour présenter ses vœux au monde rural. En outre, ses vœux seront placés sous le signe de l’agriculture biologique, avec la visite d’une cantine qui travaille avec des produits bio. A cette occasion, le Président a fait la promotion des circuits courts, qui permettent de sécuriser les revenus des agriculteurs et d'assurer une alimentation de qualité. Bref, les vœux présidentiels ont eu cette année un goût de relocalisation, ce dont la Confédération paysanne se réjouit puisque la Confédération paysanne se bat depuis plus de vingt ans pour que les gouvernants intègrent cette notion dans les politiques publiques de l’agriculture.
Seulement voilà . Il y a l’agriculture dont le Président aime parler, cette agriculture qui fleure bon le terroir, la qualité et la proximité. Et, il y a l’agriculture que le Président soutient : une agriculture industrielle, qui « doit gagner en compétitivité », productiviste, exportatrice. En effet, début mars 2008, les bénéfices du bilan de santé de la PAC (les renégociations à mi parcours) en termes de redistribution vers les petites et moyennes fermes sont totalement anéanties par la décision présidentielle de … ne rien faire qui pourrait gêner les céréaliers. Autre exemple, début 2012, la contractualisation, censée sécuriser le revenu des éleveurs, va aboutir au fait que les laiteries décideront qui sera collecté, quand, comment et à quel prix : une conception étrange de la sécurité. Dernier exemple en date : le Président favorise certaines structures d’engraissement en octroyant une aide aux seuls ateliers de plus de 50 places. Sans parler du projet des « Mille vaches en Picardie » qui est aux antipodes de l’agriculture relocalisée dont le Président va faire la promotion.
On le voit, point de circuits courts, point de soutien aux petites et moyennes fermes dans tout cela.
Des discours aux actes, il y a un pas que le Président n’a pas encore franchi et la Confédération paysanne aurait été très heureuse de lui proposer quelques pistes concrètes pour soutenir cette agriculture qui semble le faire rêver et dont nous avons tous besoin.
Seulement voilà . Le Président ne nous a pas invités faisant preuve d’un mépris peu compréhensible pour le deuxième syndicat agricole de France qui représente 20% des agriculteurs.
Communiqué de presse de la Conf' nationale du 17/01/12.
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Voeux 2012 |
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Jeudi, 05 Janvier 2012 17:51 |
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Semences : une loi qui sème la révolte ! |
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Lundi, 19 Décembre 2011 17:42 |
La Confédération paysanne appelle les paysans à désobéir à la loi sur les COV
Malgré une forte mobilisation paysanne et citoyenne le 28 novembre 2011, l'Assemblée Nationale a adopté en l'état la proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale.
L'important rassemblement du 28 novembre à Paris (devant l'Assemblée Nationale) montre l'intérêt des paysans et des citoyens à défendre les semences de ferme et à protéger le vivant.
Les médias ont largement repris nos revendications. La Confédération paysanne remercie toutes celles et tous ceux qui ont su, à Paris et en région, se mobiliser en quelques jours pour alerter nos députés sur l'intérêt de refuser ce projet de loi. Elle remercie également les députés qui se sont battus contre cette loi en rejoignant un mouvement populaire de contestation.
La proposition de loi relative aux COV qui avait été votée en première lecture au Sénat le 13 juillet 2011 est donc adoptée dans la loi française.
La Confédération paysanne refuse la soumission des paysans aux groupes semenciers et remet en cause l'influence de l'industrie semencière qui utilise le patrimoine végétal sans n'avoir rien reversé aux paysans et qui exige aujourd'hui des royalties auprès des agriculteurs qui les utilisent.
Cette loi participe en outre à la précarisation de l'activité agricole dans une période de crise et de fragilité économique en sacrifiant les paysans et notamment les éleveurs dont les revenus sont les plus bas, au profit de l'agro-industrie.
La Confédération paysanne combat l'idée, celle du gouvernement et les élus de la majorité présidentielle que les intérêts privés de l'industrie semencière sont prioritaires sur ceux des paysans. Les droits des paysans de ressemer et d'échanger leurs propres semences s'inscrivent dans un droit collectif qui fait obstacle à la confiscation de toutes les semences et soutient le droit à la souveraineté alimentaire. Ce droit ancestral est indispensable à l'autonomie des fermes et à l'adaptation des cultures aux changements climatiques et à l'environnemental local.
Nous appelons les candidats aux élections présidentielles à défendre ces droits fondateurs des agriculteurs en désapprouvant cette loi et à s'engager à l'abroger. Nous sommes favorables au dépôt de motions en Chambre d'Agriculture et auprès de groupe d'élus et associations pour refuser cette loi inique.
Les paysans et citoyens-consommateurs, soucieux du contenu de leurs assiettes et de la préservation du patrimoine végétal seront invités à nous rejoindre au cours de nos actions de désobéissance civile dans les prochaines semaines.
Contacts :
Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18
Véronique Léon, Secrétaire nationale : 06 22 16 13 99
Guy Kastler, commission semences : 06 03 94 57 21
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La Conf' Limousin accueille le Secretariat national! |
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Mercredi, 07 Décembre 2011 11:14 |
La Confédération paysanne poursuit son tour de France des régions.
Après les Pays de la Loire et l’Auvergne, le Limousin accueille à son tour, le Secrétariat National de la Confédération paysanne les mardi 6 et mercredi 7 décembre et programme une rencontre avec les paysans et équipes départementales.
A cette occasion, sont organisés :
- une conférence de presse qui, outre les problématiques agricoles régionales, en particulier sur l’élevage bovin, aborde les questions de régionalisation des aides et les problématiques de politiques agricoles adaptées aux territoires.
- un temps d'échange entre l'equipe nationale et des membres des conseils d'adminstration de nos Conf' départementales autour des questions des dynamiques et luttes syndicales (défense des interets des paysans, revendication d'un revenu paysan,...) à mener et de la problématique du foncier agricole (préservation de la vocation alimentaire des terres, accès au foncier pour les porteurs de projet,...)

Merci à tous les paysans et animateurs présents pour leur implication et leur réactivité!
Contacts :
Philippe Collin, porte-parole national : 06.76.41.07.18
Philippe REVEL, porte-parole 19 : 06.31.22.68.75
Jérôme ORVAIN, porte-parole 23 : 05.55.64.73.07
Frédéric LASCAUD, porte-parole 87 : 06.71.05.28.36
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Le Conseil d’État et le Parlement remettent les clefs de notre alimentation aux marchés financiers ! |
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Mercredi, 30 Novembre 2011 11:08 |
Le 28 novembre 2011 restera un jour noir pour la souveraineté alimentaire !
ACTE 1 : Dès 14 h, le Conseil d’État a annulé le moratoire français sur l'OGM MON 810 de Monsanto. Le gouvernement a immédiatement annoncé son intention de reconduire ce moratoire, mais le pourra-t-il avant les semis du printemps 2012 ?
Le Haut Conseil des Biotechnologie a montré que Monsanto n'a fait aucune évaluation valable des risques sur la santé générés par ce maïs insecticide. Une récente décision de la Cour de Justice de l'Union Européenne interdit la vente de tout miel contenant son pollen que les abeilles récoltent abondamment. Le coût des analyses exigées par cette interdiction suffira à lui seul à ruiner définitivement de nombreux apiculteurs, sans compter la destruction obligatoire des miels contaminés. Tout cela ne suffit pas pour la réglementation européenne qui n'a que faire de l'absence d'évaluation des risques, ni des risques économiques évidents, mais exige la preuve de l'existence d'un risque élevé sur la santé ou l'environnement. Tous les travaux scientifiques recherchant cette preuve étant systématiquement empêchés ou déconsidérés par le lobby des biotechnologies, seule une décision politique peut interdire la culture du MON 810 en 2012 en France.
ACTE 2 : A 23 h, la majorité des 30 député(e)s présents à l'Assemblée Nationale a définitivement approuvé la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale (COV). Cette loi permettra au Ministre de l'Agriculture d'organiser par décret :
• l'interdiction faite aux paysans d'utiliser leur propres semences issues de leur récolte pour la majorité des espèces cultivées, comme les légumes ou le soja,
• la taxation de tous les hectares cultivés en céréales et fourrages (il s'agit des 21 espèces pour lesquelles les semences de ferme sont autorisées) au bénéfice de l'industrie et des vendeurs de semences . Les agriculteurs n'ayant pas utilisé de variété protégée devront en amener eux-mêmes la preuve, impossible car non documentée. En inversant ainsi le droit général qui veut que ce soit le détenteur d'un titre de propriété industrielle qui amène la preuve d'une contrefaçon s'il veut faire valoir ses droits, les députés ont légalisé un racket généralisé.
• la fixation du montant de cette taxe par une inter profession dominée par l'industrie des semences qui a déjà réclamé un montant dépassant les 10 euros/ha.
• l'interdiction de la commercialisation de variétés traditionnelles dites « populations » qui ne correspondent pas à la définition des variétés protégées par COV, alors même que la récente loi Grenelle demandait au même Ministre de permettre leur commercialisation,
• le contrôle de tous les agriculteurs sélectionneurs en vue de leur interdire de continuer à échanger leurs semences
Ce sont ainsi plus de 100 millions d'euros qui seront pris dans la poche des paysans pour rémunérer les actionnaires des sociétés détentrices de COV. En quelques années, les paysans n'auront plus qu'un seul choix : acheter toutes leurs semences à l'industrie qui ne tardera pas à ne commercialiser que des OGM.
Les droits des paysans de ressemer et d'échanger leurs propres semences sont le dernier rempart contre la confiscation de toutes les semences et du droit à la souveraineté alimentaire par une poignée de multinationales de l'agrochimie. Un pays qui n'a pas gardé sa souveraineté alimentaire a perdu sa souveraineté politique. Les électeurs s'en souviendront !
En attendant, malgré le Conseil d’État et le Parlement, nous continuerons à pratiquer et à défendre ces droits fondateurs des agriculteurs.
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La Conf' Limousin a fêté l'installation le 5 Novembre à BUJALEUF ! |
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Mercredi, 26 Octobre 2011 10:20 |

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Soutenir l'installation de jeunes paysans en Haute-Vienne ! |
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Mardi, 11 Octobre 2011 09:38 |
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La Confédération paysanne du Limousin se mobilise pour soutenir le projet d'installation (acquisition d’une ferme) de Florent et Marie-Claire Chastel Hugonnet (28 ans, 3 enfants) à Peyrat-Le Chateau, qui risquent de se retrouver sans terre pour exercer leur métier au 1er janvier 2012!
Pour plus d'informations sur leur histoire, leur projet : lien vers le site de la ferme Meuh' http://www.lafermeuh.com
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Viande bovine : Bigard, Coop de France, une même vision … irresponsable et injuste ! |
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Mardi, 27 Septembre 2011 09:38 |
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La Confédération Paysanne s’insurge contre les propos de J.P. Bigard prônant encore la concentration de l’élevage bovin français. Alors que les éleveurs ont déjà fait de très gros efforts de productivité, la multiplication des gros élevages, comme le souhaite M. Bigard ne se fera qu’au détriment des paysans. Ces propos, faisant suite aux difficiles années que l’on vient de vivre, sont une injure pour les producteurs.
Coop de France, de son côté, propose de réserver une prime de 60 € par animal avec un plancher de 50 jeunes bovins. Pour la Confédération paysanne, cette aide de 60 € doit aller au contraire aux naisseurs-engraisseurs avec un plafond de 30 jeunes bovins par UTH* afin d’encourager les éleveurs à engraisser tous leurs animaux.
Industriels privés et coopératifs se rejoignent pour mettre en place l’industrialisation et la concentration de l’élevage bovin français, le Ministre de l’agriculture y apporte sa contribution par des aides discriminantes.
La Confédération paysanne en appelle aux politiques et à l’ensemble de la profession pour condamner ces deux prises de positions irresponsables et injustes. Elles conduiront à l’élimination d’un nombre toujours plus grand d’éleveurs au détriment de l’occupation du territoire. Elles ne visent qu’à accroître les bénéfices des intermédiaires et à affaiblir des producteurs déjà fort affectés par l’augmentation des cours des céréales.
Les producteurs ne peuvent plus accepter d’être toujours la variable d’ajustement des profits du commerce de la viande !
Communiqué de presse du 26/09/2011
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