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Le changement en agriculture, c'est maintenant ! Imprimer Envoyer
Lundi, 21 Mai 2012 11:38
« Moi Président de la République, je ferai voter par le parlement une loi qui garantisse un prix d’achat minimum des produits agricoles.

Moi Président de la République, je ferai voter une loi qui permette que les paysans ne soient pas livrés pieds et poings liés aux industries agro-alimentaires et à la grande distribution.

Moi, Président de la République, j’œuvrerai pour que les aides publiques soient mieux réparties et tiennent compte des actifs présents sur les fermes.

Moi, Président de la République, je proposerai une loi qui sanctuarise les terres agricoles et freine leur gaspillage.

Moi, Président de la République, je reviendrai sur les lois de contrôle de structures pour lutter contre l’agrandissement des fermes qui empêche les installations et le développement des petites fermes.

Moi, Président de la République, je remettrai à plat le dispositif d’accompagnement de l’installation qui aujourd’hui ne fonctionne plus car la majorité des installations se font en dehors des dispositifs.

Moi, Président de la République, je ferai évoluer les systèmes de production, en veillant particulièrement au développement de l’Agriculture biologique.

Moi, Président de la République, je ferai évoluer ces systèmes de production pour qu’ils répondent aux défis énergétiques, environnementaux et territoriaux.

Moi, Président de la République, je garantirai des droits nouveaux aux cotisants solidaires, je garantirai que les paysans aient le droit de ressemer leurs productions, d’être protégés des semences génétiquement modifiées.

Moi, Président de la République, je ferai évoluer les normes pour qu’elles ne s’appliquent pas de la même manière pour les paysans qui transforment à la ferme que pour les grandes industries agro-alimentaires.

Moi, Président de la République, j’agirai enfin pour que la démocratie en agriculture ne soit plus un vain mot. Que la représentativité des syndicats dans tous les domaines où ils doivent être présents soit respectée, que la pluralité ne soit plus bafouée au mépris d’une partie importante des paysans qui ne sentent plus représentés en mettant fin au système de cogestion actuel. Â»

Voilà ce que la Confédération paysanne attend du nouveau Président de la République !

 
Aide à l'engraissement des jeunes bovins : La Confédération paysanne attaquera le décret au Conseil d'Etat Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Mars 2012 10:48
La Confédération paysanne appelle tous les éleveurs à constituer leur dossier d’aide et annonce qu’elle attaquera le décret d’application au Conseil d’Etat dès sa parution.

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Même si vous ne remplissez pas les critères d'éligibilité à l'aide, nous vous invitons à télécharger le formulaire papier bientôt disponible sur internet à l'adresse : https://www3.telepac.agriculture.gouv.fr/telepac/html/public/aide/formulaires-2012.html
ou que nous pouvons vous retourner sur simple demande à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .


Les formulaires papier complétés seront à adresser à la DDT de votre département avant le 15 mai prochain (nb : il n'y aura pas de possibilité de télédéclaration pour cette aide en 2012)

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L’obligation de faire abattre au moins 50 animaux dans l’année est un seuil discriminatoire pour toutes les petites et moyennes exploitations, notamment les naisseurs-engraisseurs. L’obligation d’adhérer à une organisation de producteur et d’avoir contractualisé sur les jeunes bovins  éligibles est une discrimination supplémentaire et un pas de plus vers l’intégration de l’élevage. Cette aide veut favoriser une industrialisation de la production au détriment de la viande de qualité (label, bio, génisses d'herbe, bÅ“ufs…) et du maintien des petites fermes.

Coop de France semble avoir oublié l’essence même de la coopération qui est de fédérer les éleveurs autour de la défense de leurs intérêts à tous sans distinction ni distorsion de concurrence.

La Confédération paysanne a choisi son camp: la défense de tous les éleveurs sans discrimination. Elle s'interroge également sur le fait que la FNB ait pu avaler une telle couleuvre au mépris de ses éleveurs naisseurs-engraisseurs.

Nous ne laisserons pas la coopération se fourvoyer et vendre les éleveurs à l’industrie !


Contacts :

Gérard Durand - Secrétaire national en charge de l’élevage : 06 80 72 32 74 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Christian Drouin – responsable de la commission viande bovine Grand Ouest : 02 51 09 64 93 - 06 11 62 06 00 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Laurent Leray – Membre du Comité national en charge de la viande bovine : 02 33 38 83 44 - 06 71 59 19 62 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Sébastien Gardette – responsable de la commission viande bovine Centre/Sud : 04 73 68 44 29 - 06 70 37 89 05 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Notifications notariales : la FnSafer sur la voie du pluralisme ? Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Mars 2012 10:42

La Confédération paysanne se félicite de la décision prise lors de la dernière réunion du Conseil (février) par la Fédération nationale des Safer (FnSafer) : demander à toutes les Safer du territoire de mettre à disposition de tous les syndicats agricoles les déclarations d’intention d’aliéner (D.I.A.) d’un bien agricole qui lui sont envoyées par les notaires en vue d’exercer le droit de préemption.
 

Cette décision fait suite aux demandes de la Confédération paysanne pour garantir la transparence de l’information foncière : rédaction d’un livre blanc sur la transparence foncière et action syndicale lors du congrès du cinquantenaire de la FnSafer fin 2010, rencontres nationales, actions dans les régions…
 

La Confédération paysanne veillera à la mise en application locale de cette décision. La FnSafer doit désormais aller plus loin en prenant les engagements suivants :

  • Transparence totale, avec libre accès au public des informations foncières 
  • Mise en réseau de ces informations par l’outil informatique à l’échelle nationale
  • Pluralisme dans les conseils d’administration. 


Contacts :

Vincent Pennober, Secrétaire national : 06 99 39 50 92
Fredéric Lascaud, responsable commission foncier : 06 71 05 28 36




 
Filière de qualité et OGM : une impossible coexistance! Imprimer Envoyer
Jeudi, 01 Mars 2012 13:00
Lettre ouverte à tous les paysans : soyez responsables !

Chers collègues,

Nous sommes des dizaines de milliers de producteurs engagés dans des filières de production de qualité : AOC, AOP, IGP, Labels, Certificats de Conformité des Produits, Agriculture Biologique… Nous sommes également des dizaines de milliers engagés dans des productions de marques comportant des cahiers des charges. La grande majorité de ces filières a banni l’utilisation de semences génétiquement modifiées et souhaite nourrir les animaux avec une alimentation exempte de contamination. Ce choix est très souvent supporté par les producteurs eux-mêmes, avec une incidence financière forte, mais ils ne pouvaient pas toujours communiquer sur ce choix.

Depuis le 31 janvier un décret publié par le Ministère de l’Ecologie permettra (à partir du 1er juillet 2012) d’étiqueter le produit final comme ayant été produit « sans OGM Â». Fromages, viandes, volailles, amidonnerie…, toutes les filières sont concernées comme c’est déjà possible entre autres en Allemagne. Cette nouveauté permettra de valoriser enfin le travail effectué par tous ces paysans et de le faire reconnaître par les consommateurs qui ont besoin d’informations fiables sur les produits qu’ils achètent. Cela peut inciter aussi de nouveaux paysans à s’engager dans ces démarches afin de continuer de positionner l’agriculture française comme une agriculture de qualité.

Aujourd’hui des luttes d’influence sont à l’œuvre pour permettre la culture des semences génétiquement modifiées. Ces cultures mettront en péril le maintien des filières de qualité, la coexistence entre les cultures normales et les cultures génétiquement modifiées étant impossible. Doit-on pour quelques calculs égoïstes mettre en péril les productions qui assurent la présence de paysans nombreux dans les territoires ? Ce calcul égoïste est mené par ceux qui luttent contre le moratoire afin d’imposer à toute une société, à tous les producteurs, des produits dont personne n’a besoin.

La France a déposé, lundi 20 février, auprès de la Commission européenne un nouveau moratoire interdisant d'urgence la culture du maïs OGM Mon 810 de Monsanto dans toute l'Union européenne. (Le 28 novembre dernier, le Conseil d'État était allé dans le sens de la Cour de Justice européenne en annulant la clause de sauvegarde prise par la France en 2008. Le gouvernement avait alors assuré qu'il interdirait la culture du Mon 810 avant la période de semis). Nous en appelons à tous les paysans pour veiller à ce que cette interdiction ne soit pas remise en cause. La responsabilité de ceux qui choisissent leurs intérêts particuliers contre l’intérêt du plus grand nombre est engagée : ils devront répondre de leurs choix.

Il en va de l’avenir des apiculteurs qui ne pourraient plus vendre leur miel, des éleveurs qui ne pourraient plus étiqueter leurs produits de qualité. Il en va également de la volonté des consommateurs qui veulent continuer de reconnaître le travail des paysans pour leur garantir des produits de qualité. Le parlement a voté une loi qui oblige ceux qui veulent cultiver des OGM à respecter ceux qui veulent produire sans OGM. Le gouvernement doit faire appliquer la loi qu’il a fait voter.

Œuvrons tous ensemble pour que les cultures qui ne feront qu’enrichir les semenciers et leurs supporters ne puissent avoir leur place sur le territoire français aujourd’hui, ni sur le territoire européen demain.


Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne



 
« Contre les droits de propriété intellectuelle sur les semences, ressemons nos libertés ! » Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Février 2012 18:55
Le colloque des 50 ans de l’UPOV (Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales) organisé à Paris par le GNIS, l'INRA et le Ministère de l'Agriculture est pour les paysans une véritable provocation à l'heure ou ils contestent la « loi semences Â» votée sans débat démocratique le 28 novembre 2011.
 
La Confédération paysanne a réaffirmé à l'occasion de ce colloque que ressemer et échanger ses semences à partir de sa récolte est l’acte fondateur de l’agriculture et à l'origine de toute la biodiversité cultivée. C'est un droit ancestral indispensable à l'autonomie des fermes et une liberté fondamentale inscrite dans le TIRPAA. Les paysans ont été les premiers sélectionneurs et conservateurs de semences et revendiquent ce rôle de protection des biens communs.


Parce que la nouvelle loi semences a été préparée sans nous, et contre nous, nous avons refusé de débattre dans ce colloque qui n'installe à la tribune que ses défenseurs.
 
La Confédération paysanne refuse en outre de payer des royalties sur les variétés autorisées par le biais des Contributions Volontaires Obligatoires (CVO). C'est pourquoi nous combattrons au côté du collectif « semons la biodiversité Â» cette loi jusqu'à ce qu'elle soit abrogée !


Nous demandons à tous les candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives de s'engager dans ce sens.

Nous continuerons à ressemer et échanger nos semences au service de la biodiversité comme nous l'avons toujours fait.


Communiqué de presse de la Conf' nationale du 01.02.2012


 
Vœux de Nicolas Sarkozy au monde rural : d’autres agricultures sont possibles ? Imprimer Envoyer
Jeudi, 19 Janvier 2012 16:21
Cette année, Nicolas Sarkozy a choisi l’Ariège pour présenter ses vœux au monde rural. En outre, ses vœux seront placés sous le signe de l’agriculture biologique, avec la visite d’une cantine qui travaille avec des produits bio. A cette occasion, le Président a fait la promotion des circuits courts, qui permettent de sécuriser les revenus des agriculteurs et d'assurer une alimentation de qualité.
Bref, les vœux présidentiels ont eu cette année un goût de relocalisation, ce dont la Confédération paysanne se réjouit puisque la Confédération paysanne se bat depuis plus de vingt ans pour que les gouvernants intègrent cette notion dans les politiques publiques de l’agriculture.

Seulement voilà. Il y a l’agriculture dont le Président aime parler, cette agriculture qui fleure bon le terroir, la qualité et la proximité.
Et, il y a l’agriculture que le Président soutient : une agriculture industrielle, qui « doit gagner en compétitivité Â», productiviste, exportatrice. En effet, début mars 2008, les bénéfices du bilan de santé de la PAC (les renégociations à mi parcours) en termes de redistribution vers les petites et moyennes fermes sont totalement anéanties par la décision présidentielle de … ne rien faire qui pourrait gêner les céréaliers.
Autre exemple, début 2012, la contractualisation, censée sécuriser le revenu des éleveurs, va aboutir au fait que les laiteries décideront qui sera collecté, quand, comment et à quel prix : une conception étrange de la sécurité.
Dernier exemple en date : le Président favorise certaines structures d’engraissement en octroyant une aide aux seuls ateliers de plus de 50 places. Sans parler du projet des « Mille vaches en Picardie Â» qui est aux antipodes de l’agriculture relocalisée dont le Président va faire la promotion.

On le voit, point de circuits courts, point de soutien aux petites et moyennes fermes dans tout cela.

Des discours aux actes, il y a un pas que le Président n’a pas encore franchi et la Confédération paysanne aurait été très heureuse de lui proposer quelques pistes concrètes pour soutenir cette agriculture qui semble le faire rêver et dont nous avons tous besoin.

Seulement voilà. Le Président ne nous a pas invités faisant preuve d’un mépris peu compréhensible pour le deuxième syndicat agricole de France qui représente 20% des agriculteurs.


Communiqué de presse de la Conf' nationale du 17/01/12.
 
Voeux 2012 Imprimer Envoyer
Jeudi, 05 Janvier 2012 17:51
voeux2012
 
Semences : une loi qui sème la révolte ! Imprimer Envoyer
Lundi, 19 Décembre 2011 17:42
La Confédération paysanne appelle les paysans à désobéir à la loi sur les COV

Malgré une forte mobilisation paysanne et citoyenne le 28 novembre 2011, l'Assemblée Nationale a adopté en l'état la proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale.

L'important rassemblement du 28 novembre à Paris (devant l'Assemblée Nationale) montre l'intérêt des paysans et des citoyens à défendre les semences de ferme et à protéger le vivant.

Les médias ont largement repris nos revendications. La Confédération paysanne remercie toutes celles et tous ceux qui ont su, à Paris et en région, se mobiliser en quelques jours pour alerter nos députés sur l'intérêt de refuser ce projet de loi. Elle remercie également les députés qui se sont battus contre cette loi en rejoignant un mouvement populaire de contestation.

La proposition de loi relative aux COV qui avait été votée en première lecture au Sénat le 13 juillet 2011 est donc adoptée dans la loi française.

La Confédération paysanne refuse la soumission des paysans aux groupes semenciers et remet en cause l'influence de l'industrie semencière qui utilise le patrimoine végétal sans n'avoir rien reversé aux paysans et qui exige aujourd'hui des royalties auprès des agriculteurs qui les utilisent.

Cette loi participe en outre à la précarisation de l'activité agricole dans une période de crise et de fragilité économique en sacrifiant les paysans et notamment les éleveurs dont les revenus sont les plus bas, au profit de l'agro-industrie.

La Confédération paysanne combat l'idée, celle du gouvernement et les élus de la majorité présidentielle que les intérêts privés de l'industrie semencière sont prioritaires sur ceux des paysans. Les droits des paysans de ressemer et d'échanger leurs propres semences s'inscrivent dans un droit collectif qui fait obstacle à la confiscation de toutes les semences et soutient le droit à la souveraineté alimentaire. Ce droit ancestral est indispensable à l'autonomie des fermes et à l'adaptation des cultures aux changements climatiques et à l'environnemental local.

Nous appelons les candidats aux élections présidentielles à défendre ces droits fondateurs des agriculteurs en désapprouvant cette loi et à s'engager à l'abroger. Nous sommes favorables au dépôt de motions en Chambre d'Agriculture et auprès de groupe d'élus et associations pour refuser cette loi inique.

Les paysans et citoyens-consommateurs, soucieux du contenu de leurs assiettes et de la préservation du patrimoine végétal seront invités à nous rejoindre au cours de nos actions de désobéissance civile dans les prochaines semaines.


Contacts :

Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18

Véronique Léon, Secrétaire nationale : 06 22 16 13 99

Guy Kastler, commission semences : 06 03 94 57 21
 
La Conf' Limousin accueille le Secretariat national! Imprimer Envoyer
Mercredi, 07 Décembre 2011 11:14

La Confédération paysanne poursuit son tour de France des régions.

Après les Pays de la Loire et l’Auvergne, le Limousin accueille à son tour, le Secrétariat National de la Confédération paysanne les mardi 6 et mercredi 7 décembre et programme une rencontre avec les paysans et équipes départementales.


A cette occasion, sont organisés :

  • une conférence de presse qui, outre les problématiques agricoles régionales, en particulier sur l’élevage bovin, aborde les questions de régionalisation des aides et les problématiques de politiques agricoles adaptées aux territoires.
  • un temps d'échange entre l'equipe nationale et des membres des conseils d'adminstration de nos Conf' départementales autour des questions des dynamiques et luttes syndicales  (défense des interets des paysans, revendication d'un revenu paysan,...) à mener et de la problématique du foncier agricole (préservation de la vocation alimentaire des terres, accès au foncier pour les porteurs de projet,...)


sn

Merci à tous les paysans et animateurs présents pour leur implication et leur réactivité!



Contacts :

Philippe Collin, porte-parole national : 06.76.41.07.18

Philippe REVEL, porte-parole 19 : 06.31.22.68.75

Jérôme ORVAIN, porte-parole 23 : 05.55.64.73.07

Frédéric LASCAUD, porte-parole 87 : 06.71.05.28.36

 
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